La dynamique menée conjointement par la DRH et le Service RSE d’ISOR Group a permis de placer l’accompagnement des salariés au cœur des priorités de l’entreprise.
« Les actions que nous mettons en œuvre ne sont pas nécessairement complexes ni coûteuses, mais elles requièrent un réel engagement des équipes, de l’encadrement et, pour certaines, de nos clients. C’est notamment le cas du Réveil Musculaire, pratiqué à la prise de poste sur le site du donneur d’ordre », explique Laurence Legrand, Directrice Stratégie d’ISOR Group.
Cette routine, proposée aux Agents d’un même site dont les horaires de travail sont synchronisés, est aujourd’hui déployée chez une vingtaine de clients et concerne plus de 150 Agents volontaires. Avant chaque début de vacation, nos Agents participent à 10 minutes d’étirements encadrés par un « ambassadeur » formé (pas nécessairement un membre de l’encadrement) selon les modalités définies par une coach sportive Diplômée d’Etat lors de la première séance.
Ces 10 minutes sont intégrées au temps de prestation, avec l’accord du client.
« Nous sommes bien loin du greenwashing. Les bénéfices pour les salariés sont réels. Nous disposons aujourd’hui de plus de 36 mois de recul sur cette activité et pouvons en mesurer concrètement les effets. Lors de la première séance, 80 % des Agents déclaraient ressentir au moins une douleur. Après un mois de pratique, ce chiffre tombe à 50 %, pour atteindre seulement 3 % au bout de 36 mois chez les Agents pratiquant régulièrement les séances de Réveil Musculaire », souligne la responsable d’ISOR Group.
« Au-delà des bénéfices techniques et technologiques, l’innovation joue un rôle essentiel dans l’accompagnement quotidien de nos Agents. En mécanisant certaines tâches, en développant la cobotique et en généralisant le recours à une chimie douce, voire à des méthodes de nettoyage sans chimie, nous contribuons à préserver la santé des salariés et à inscrire nos actions dans un cercle vertueux.
Prendre soin de nos Agents permet de réduire significativement les accidents et les Arrêts de Travail. Chacune de nos 15 Agences dispose d’un Agent Préventeur de Troubles Musculosquelettiques, chargé à la fois d’auditer et former les postes de travail. Les solutions mises en œuvre sont parfois simples mais très concrètes : installer un distributeur de consommables à la bonne hauteur ou, prévoir un raccordement en eau adapté peut, par exemple, éviter des ports de charge inutiles. »
Le partenariat entre ISOR Group et German Bionic est né à l’occasion du CES (Consumer Electronics Show) 2023. « Je n’ai pas eu l’occasion de me rendre à Las Vegas, mais la veille permanente et, en particulier, le prix remporté par German Bionic lors du CES a attiré mon attention. C’est ce qui m’a conduite à les contacter afin d’étudier la possibilité de tester cette solution. Aujourd’hui, deux exosquelettes sont déployés sur notre site client SNCF à Vitry-sur-Seine. Ils sont utilisés quotidiennement par quatre opérateurs pour des opérations de manutention variées : chargement et déchargement de palettes de 600 kg, transport de sacs de sable de 30 kg ou encore déménagement de mobilier», explique Laurence Legrand, Directrice Stratégie d’ISOR Group.
Fondée en 2017, la start-up allemande s’est imposée comme un acteur de référence des exosquelettes robotisés et connectés, destinés à la manutention de charges lourdes dans les secteurs de la logistique, de l’industrie et de la santé.
« Il s’agit d’une structure qui maintient le dos dans une posture sécurisée, à laquelle sont intégrés des moteurs électriques au niveau du bassin pour assister le port de charges. L’utilisateur peut ainsi compenser entre 30 % et 80 % du poids réel, une assistance comparable à celle d’un vélo électrique dans une montée », explique Louis Darfeuille, responsable France de German Bionic. Concrètement, la charge ressentie par l’opérateur peut être réduite jusqu’à 38 kg.
Aujourd’hui dans sa 7e génération, le système est déployé à plusieurs milliers d’exemplaires dans le monde. Son industrialisation a permis de diviser son coût par trois, pour un prix compris entre 10 000 et 15 000 euros selon les options.
« L’exosquelette pèse un peu plus de 6 kg et est associé à un gilet individuel, adapté au gabarit de chaque utilisateur et répondant à des exigences d’hygiène. Un même appareil peut ainsi être partagé entre plusieurs opérateurs », précise-t-il.
Autre atout majeur : la connectivité. L’exosquelette transmet en temps réel — via une antenne cellulaire ou un relais Wi-Fi — l’ensemble des données liées aux mouvements réalisés. Chaque utilisation permet d’affiner les algorithmes et d’adapter l’assistance aux tâches effectuées.
« Le retour d’expérience est essentiel, au même titre que la prise en main de l’équipement. Nous demandons systématiquement qu’un référent soit identifié et formé afin d’accompagner les nouveaux utilisateurs. Nous sommes pleinement dans une démarche de conduite du changement, qui intègre la formation et la sensibilisation aux gestes et postures », conclut le responsable de German Bionic.